Des droits à l’école : PAP et PPS

A partir des bilans et diagnostics il convient de définir un projet d’accompagnement adapté aux difficultés et aux compétences préservées de l’élève. Ce projet est à construire au plan pédagogique par l’équipe enseignante en collaboration avec les soignants qui entourent l’élève.

Les enseignants doivent être informés de ces difficultés pour aider efficacement l’enfant à les contourner :

  • en s’appuyant sur les points forts de l’enfant
  • en court-circuitant la double tâche (par exemple, lire les consignes à la place de l’enfant…)
  • en utilisant une modalité préservée (permettre à l’enfant de signer le langage en LSF au lieu de l’oraliser, utiliser l’ordinateur plutôt que d’écrire à la main…)
  • en mettant en place une pédagogie et un environnement plus favorable (par exemple favoriser l’attention, inhiber l’impulsivité – les persévérations – la diffluence, donner des aides mémoires…)
  • en réfléchissant en équipe pluridisciplinaire à un parcours de scolarisation qui tienne compte très précisément du profil cognitif de cet enfant là
  • le diagnostic posé tôt (GSM, CP) permet de proposer des méthodes ciblées et adaptées facilitant les apprentissages
  • en CE, il convient de mesurer la rentabilité des outils de l’enfant eu égard aux exigences scolaires à venir
  • au-delà (à partir du CM) il faut s’adapter à ce que l’enfant EST : lui donner des outils qui permettent de contourner les siens défaillants ou insuffisants.

Dans les cas difficiles (comorbidités de DYS, déficience associée, troubles psychologiques ou psychiatriques graves), il faut savoir que le pronostic scolaire est plus réservé.

La problématique de l’enfant, avant même la réussite dans les apprentissages, reste le comportement, l’évolution de la personnalité, la socialisation … on mesure combien entrer dans le « statut d’élève » peut déjà s’avérer délicat…

Le cursus en école ordinaire peut s’avérer problématique et l’enfant peut en souffrir gravement. Cette souffrance peut passer inaperçue ou être niée.

« Dans les situations complexes de DYS la bonne volonté, louable en soi, ne suffit pas. Elle débouche sur la mise en œuvre de solutions de bon sens qui ne marchent pas (plus lire pour mieux lire, plus écrire pour mieux écrire, rabâcher pour mémoriser, …). Pour sortir de ces pseudo évidences qui ne fonctionnent pas et ainsi s’autoriser à ne plus remettre en cause la bonne volonté évidente de la plupart de ces enfants, il faut, pour pouvoir « raisonner » autrement, être instruit de ses difficultés médicales, causes de ses difficultés scolaires, et adopter une attitude d’empathie, une disposition à priori favorable envers l’enfant et les professionnels extérieurs à l’école pour lesquels expliquer les difficultés de l’enfant est une mission.

Cette attitude positive est la base du concept de bientraitance.

Extrait du site du Docteur Pouhet : https://sites.google.com/site/dralainpouhet/criteres-de-dys-et-consequences

http://apedys35.org/wp-content/uploads/2022/04/CRITERES-de-DYS-et-consequences.pdf